À l’heure du bilan annuel, le Médiateur de la République a convié la presse le samedi 27 décembre 2025 pour un tour d’horizon de l’action de son institution. Entre consolidation de la paix et urgences sociales, Saleh Kebzabo trace une feuille de route ambitieuse pour l’année à venir.
C’est un exercice de transparence auquel s’est prêté le Médiateur de la République en cette fin de semaine. Devant un parterre de journalistes, Saleh Kebzabo a dressé le panorama d’une année 2025 intense, tout en esquissant les contours de l’action publique pour les douze mois prochains.
Avant d’entrer dans le vif du sujet technique, le Médiateur a tenu à s’adresser directement au cœur de la nation. En présentant ses vœux aux Tchadiens, il a rappelé que l’épanouissement individuel reste indissociable de l’accès aux services de base. Sécurité alimentaire, santé et éducation de qualité ont été citées comme les piliers d’un pays en marche.
Mais pour Saleh Kebzabo, le développement ne peut se faire sans un ingrédient immatériel essentiel : le patriotisme. « Chaque citoyen doit cultiver ce sentiment de fierté d’appartenir à cette communauté nationale », a-t-il martelé, convaincu que ce rayonnement est la clé pour positionner le Tchad sur l’échiquier continental et mondial.
Revenant sur les activités de l’année écoulée, le Médiateur a défendu un bilan qu’il juge cohérent, bien que certaines actions restent, par nature, discrètes. Sa mission de « tampon » entre l’administration et les citoyens s’inscrit dans une vision à long terme. « La cohésion sociale ne se décrète pas, elle se construit patiemment, geste après geste », a-t-il souligné, précisant que son institution s’attèle chaque jour à apaiser les tensions internes.
Loin d’une gestion purement bureaucratique, l’homme a insisté sur la dimension humaine de sa fonction. Que ce soit sur les dossiers de coexistence pacifique ou les questions sécuritaires sensibles, le Médiateur reconnaît que si des avancées notables ont été enregistrées, des défis persistent et certains dossiers attendent encore une issue définitive.
Pour 2026, la boussole de l’institution restera braquée sur la stabilité. Saleh Kebzabo a notamment mis en avant les succès obtenus dans le Tibesti, où le dialogue a permis de conclure des accords de paix avec plusieurs groupes armés.
Pour le Médiateur, cette réussite dans le Grand Nord doit servir de laboratoire pour les autres régions encore en proie à l’instabilité. Son message de clôture sonne comme une évidence pour tout observateur averti : sans une paix durable et solidement ancrée, tout espoir de développement restera lettre morte.


