Le Secrétaire général du ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat (MATUH), M. Youssouf Faradj Mabrouk, a officiellement lancé ce lundi 16 février 2026, à l’hôtel d’Amitié de N’Djamena, les Journées nationales de réflexion placée sous le thème « Habitat et résilience : repenser le logement au Tchad face aux changements climatiques et à l’urbanisation rapide ».
La cérémonie a vu la présence du président du conseil économique, social, culturel et environnemental, Dr Ahmat Mahamat Mbodou, de la conseillère chargée de l’Aménagement et de l’Urbanisme du Premier ministre, des représentants des institutions nationales et internationales ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Cette initiative repose sur trois piliers stratégiques essentiels, notamment la redynamisation du secteur climatique, le renforcement institutionnel, et la consolidation du cadre réglementaire et stratégique pour une meilleure efficacité publique. L’innovation financière encourage l’amplification du secteur privé à travers des mécanismes de financement novateurs et des partenariats public-privé, actualisant la stratégie nationale du logement et intégrant des outils de planification modernes et adaptés.
Dans son allocution, le Secrétaire général du MATUH, M. Youssouf Faradj Mabrouk, affirme que le secteur du logement au Tchad fait face à une pression sans précédent. L’urbanisation accélérée et la forte croissance démographique se heurtent à un déficit structurel de logements décents. Cette situation est aggravée par une vulnérabilité accrue aux aléas climatiques, illustrée par les inondations récurrentes qui frappent durement les villes tchadiennes. Actuellement, la majeure partie de la production de logements repose sur des mécanismes informels, souvent peu résilients.
Selon lui, malgré les initiatives étatiques, de nombreux freins persistent et limitent la capacité de réponse aux besoins de la population. Il est nécessaire de moderniser le cadre réglementaire, financier et technique, contraintes limitant l’accès à un habitat de qualité. Il y a un besoin d’une planification intégrant la résilience climatique, impliquant les acteurs publics et les collectivités territoriales, le secteur privé et les professionnels du BTP, les institutions financières et les partenaires techniques ainsi que la société civile.
Face aux défis croissants de l’urbanisation et du changement climatique, le Directeur général de l’Urbanisme, M. Hissein Djiddi Hissein, souligne qu’une réforme profonde du secteur de l’habitat s’engage. Ce processus ambitieux vise non seulement à moderniser le cadre institutionnel et réglementaire, mais aussi à mobiliser de nouveaux leviers de croissance pour garantir un logement décent et résilient à tous les citoyens.
Pour répondre aux urgences actuelles, la feuille de route s’articule autour de cinq axes majeurs : une refonte du cadre institutionnel pour une gestion plus transparente, le développement de modèles économiques viables pour l’habitat social et privé, une planification maîtrisée face aux risques climatiques, la promotion de techniques de construction durables et de matériaux de proximité pour réduire l’empreinte écologique, et la mise à jour des outils nationaux de planification.
Ces travaux constituent la première étape d’un processus plus large de modernisation visant à garantir un habitat durable et digne pour tous les Tchadiens.


