À N’Djamena, la circulation ressemble parfois à une véritable jungle urbaine. Klaxons assourdissants, dépassements dangereux, feux rouges ignorés : le non-respect du Code de la route est devenu un phénomène quotidien qui inquiète aussi bien les autorités que les citoyens.
Avec une population en constante augmentation et un nombre croissant de motos et de véhicules, les rues de la capitale tchadienne sont saturées. Or, cette pression démographique sur les routes n’est pas accompagnée d’une discipline rigoureuse des usagers. Résultat : embouteillages interminables, altercations entre conducteurs et accidents mortels.
Certains comportements sont devenus tristement courants : Les motocyclistes roulent sans casque, parfois à trois ou quatre sur une seule moto, manipulent le téléphone au volant, conduisent en état d’ivresse ; les conducteurs de taxis s’arrêtent en pleine chaussée pour prendre des clients, et le non-respect des priorités transforme chaque carrefour en champ de bataille.
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Chaque semaine, des familles paient un lourd tribut : des jeunes, souvent fauchés sur des motos, des piétons renversés faute de passages protégés et respectés. Le manque de civisme sur les routes tue autant qu’il détruit des rêves. Certes, des campagnes de sensibilisation ont été menées par les autorités. Mais leur impact reste limité face à l’ampleur du problème.
Le manque de signalisation routière, l’absence de feux tricolores fonctionnels à certains carrefours et la faiblesse des contrôles renforcent cette anarchie. La route est un espace partagé. Chaque usager a sa part de responsabilité pour que la circulation devienne plus fluide et surtout plus sûre.
Le respect du Code de la route ne doit pas être perçu comme une contrainte, mais comme un gage de sécurité pour soi-même et pour les autres. Dans la capitale, il est urgent d’instaurer une nouvelle culture de la route basée sur la discipline, la prudence et la courtoisie. Car derrière chaque accident, il y a une vie perdue, une famille endeuillée et un pays affaibli.


