Avec l’arrivée de la saison des pluies, période propice à la propagation du paludisme, les centres de santé du Tchad enregistrent traditionnellement un afflux important de patients atteints de cette maladie. Toutefois, contrairement à la même période de l’année dernière, le nombre de cas semble en baisse cette fois-ci.
Si des cas continuent d’être recensés quotidiennement, plusieurs responsables de centres de santé dressent un bilan moins alarmant. « Cette année, nous constatons moins de cas graves de paludisme comparé à l’année dernière. De plus, dès les premiers symptômes comme des maux de tête, les patients se rendent rapidement dans un centre de santé. Beaucoup ont pris conscience de l’importance de consulter dès les premiers signes », explique M. Ahmat Mahamat, infirmier au centre de santé Alkheir.
Selon lui, le centre reçoit entre 50 et 60 consultations quotidiennes liées au paludisme. Les cas les plus sévères sont orientés vers les hôpitaux pour une prise en charge adaptée. Par ailleurs, une gratuité des soins est accordée aux enfants, aux femmes enceintes ainsi qu’aux patients présentant des formes graves de la maladie.
Un médecin, sous couvert d’anonymat, souligne toutefois la nécessité de rester vigilant, notamment en septembre : « C’est généralement à partir de ce mois que le paludisme fait le plus de ravages. Il est donc trop tôt pour affirmer que la situation est définitivement en baisse. » Il ajoute : « Il faut se préparer à toutes les éventualités. La meilleure défense reste la prévention, en se protégeant soi-même et en protégeant les personnes vulnérables, notamment les personnes âgées. »


