L’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR) a réagi avec fermeté à l’attaque survenue le 18 mars 2026 à Tiné, à la frontière entre le Tchad et le Soudan. Dans un communiqué, le parti affirme avoir appris avec « stupeur » la mort de 17 civils ainsi que plusieurs blessés, à la suite d’une frappe de drone en provenance du territoire soudanais.
Dans ce document signé par son secrétaire général exécutif, Célestin Topona, l’UNDR qualifie cette attaque « d’injustifiée » et « d’intolérable ». Le parti dénonce une « agression de trop » et insiste sur le fait que le Tchad « n’est en rien comptable des turpitudes qui ensanglantent actuellement le peuple soudanais ».
Tout en exprimant sa solidarité envers les victimes et leurs familles, l’UNDR appelle à faire toute la lumière sur cette tragédie. Le parti demande au gouvernement tchadien d’exiger « des explications claires et nettes » auprès des différentes parties impliquées dans le conflit au Soudan.
Face à la gravité des faits, l’UNDR sollicite la saisine de Union africaine, estimant qu’il s’agit d’une « atteinte grave » à la sécurité et à la souveraineté du Tchad. Il réclame également des excuses officielles ainsi qu’une indemnisation immédiate des familles des victimes.
Par ailleurs, le parti affirme soutenir la position adoptée par les autorités tchadiennes le 18 mars 2026, à l’issue d’une réunion d’urgence du Conseil national de sécurité. Ces mesures comprennent notamment la fermeture totale de la frontière avec le Soudan, la mise en alerte des forces de défense et la poursuite d’éventuels assaillants.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par la persistance du conflit soudanais et ses répercussions dans les zones frontalières. L’UNDR appelle ainsi à une mobilisation nationale et internationale afin de prévenir toute escalade et de garantir la protection des populations civiles.


