Ce jeudi 4 décembre 2025, le Palais de Justice de Luanda a accueilli les travaux de la 8ᵉ Assemblée Générale de l’Association des Ombudsman et Médiateurs Africains (AOMA), rassemblant Médiateurs, Ombudsmans et invités venus de plusieurs pays africains pour réfléchir au rôle central des médiateurs dans le renforcement des institutions démocratiques.
L’événement, marqué par plusieurs panels animés à la fois en présentiel et en visioconférence, a abordé des thèmes essentiels pour la gouvernance et la transparence sur le continent.Sous le thème « Le rôle de l’Ombudsman en Afrique », le Dr Teresa Manuela, Procureur de la République d’Angola, a insisté sur la nécessité de consolider les institutions à travers l’action de l’Ombudsman.
Le Professeur Thulisile Madonsela, d’Afrique du Sud, a ajouté l’importance de l’innovation et de la collaboration institutionnelle, tandis que l’avocat Kholeka Gkaleca a souligné l’harmonisation des cadres juridiques et la coopération avec l’AOMA pour promouvoir la bonne gouvernance.
Depuis l’Égypte, Hany Ibrahim a présenté les mécanismes de transparence et de responsabilisation dans la gestion des ressources publiques, incluant plaintes, inspections, avis législatifs et rapports publics. Les priorités pour l’Afrique ont été identifiées : indépendance des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (INDH), institutionnalisation des systèmes de plaintes, intégration des droits humains dans les politiques publiques, renforcement de l’éducation civique et coopération régionale.
Alexis Boutamba Mbina, Médiateur de la République du Gabon, a mis en avant la durabilité financière et l’autonomie des institutions d’Ombudsman, rappelant que leur efficacité repose sur un socle juridique solide et des structures opérationnelles renforcées.
Le Médiateur de la République du Tchad, l’Ambassadeur Saleh KEBZABO, a présenté un panel intitulé « Lutte contre la pauvreté systémique et accès aux services publics », soulignant que les inégalités dans l’éducation, la santé, l’eau et la justice se transmettent de génération en génération.
Il a proposé cinq axes prioritaires : constitutionnalisation de la médiation, décentralisation des guichets sociaux, digitalisation des services publics, formation éthique des agents publics et implication des Médiateurs dans l’évaluation des politiques publiques. La journée s’est conclue par une série de questions-réponses, offrant un espace d’échange approfondi sur ces enjeux cruciaux pour bâtir une Afrique plus juste et inclusive.


