Le porte-parole des délégués du personnel des entreprises sous-traitantes du site pétrolier de Komé, M. Kadjimbaye Patrice, a tenu ce samedi 26 juillet 2025 à N’Djamena, une conférence de presse pour dénoncer l’inapplication de la convention collective type branche du secteur pétrolier du Tchad.
Dans son discours liminaire, M. Kadjimbaye a rappelé que le 25 novembre 2024, le ministère du Pétrole, des Mines et de la Géologie ainsi que le ministère de la Fonction publique et du Travail ont adopté une convention visant à établir l’équité salariale contractuelle et la protection des droits des travailleurs du secteur pétrolier. Malheureusement, cette convention n’a pas été appliquée, a indiqué le porte-parole des délégués, Kadjimbaye Patrice.
À cet effet, le Syndicat national du secteur pétrolier du Tchad (Petrosynat) a lancé une mise en demeure le 26 avril 2025 avec un délai de deux semaines.
En l’absence de réponse, selon lui, un préavis de grève a été déposé. D’après le syndicat, lors d’une réunion tenue au ministère du Pétrole le 22 mai 2025, il leur a été demandé de suspendre le mouvement pour faciliter l’échange. Malgré cela, les employeurs évoquent des contraintes financières et prétendent attendre une autorisation de Tchad Petroleum Company (TPC).
Le porte-parole rappelle que 95 % du travail quotidien est assuré par les sous-traitants, aujourd’hui lésés, déconsidérés et oubliés. Pour résoudre cette situation, ils sollicitent l’intervention des autorités. « Nous appelons solennellement à l’intervention urgente et directe des Présidents de la République, du Sénat et de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, du conseil d’administration de TPC, des ministres du Pétrole, de la Fonction publique et de la Justice », a-t-il lancé.
Pour conclure, ce dernier a indiqué que si ces sociétés continuent à maintenir leur position, les délégués utiliseront tous les moyens légaux de pression nécessaires pour faire valoir leurs droits et les tiendront responsables de tout ce qui adviendra.


