À N’Djamena et dans plusieurs villes du pays, de nombreux mineurs passent leurs journées dans les salles de jeux. Ce qui semble être un simple divertissement cache en réalité un danger pour leur éducation et leur avenir.
Dans les quartiers populaires ou près des écoles, le spectacle est devenu quotidien. Des adolescents, parfois très jeunes, se regroupent devant les agences de PMU Bet ou de Pariez Cash. Avec quelques pièces en main, ils tentent leur chance, espérant gagner gros et rapidement. Ce désir de gagner de l’argent sans effort, souvent encouragé par les amis, attire chaque jour de nouveaux jeunes.

Le problème est que cette habitude devient vite une addiction. Pour beaucoup d’élèves, l’école passe désormais au second plan. Certains préfèrent sécher les cours pour suivre les résultats des matchs, tandis que d’autres utilisent l’argent de leur petit-déjeuner/récréation ou de leurs fournitures scolaires pour parier.
Sur le terrain, les parents et les professeurs s’inquiètent. Ils constatent que les notes baissent et que les jeunes perdent l’envie d’apprendre. Pire encore, pour continuer à jouer, certains adolescents finissent par mentir ou commettre des petits vols, s’éloignant ainsi du bon chemin.
Face à cette situation, tout le monde doit se sentir concerné. Les parents doivent surveiller davantage leurs enfants, et les gérants de salles de jeux doivent respecter la loi qui interdit l’entrée aux mineurs. Les autorités, de leur côté, sont appelées à faire respecter ces règles avec plus de fermeté.
Il est aussi important de proposer aux jeunes d’autres activités, comme le sport ou les centres culturels, pour les occuper sainement. Car il ne faut pas l’oublier : lorsqu’un enfant mise son argent sur un match, c’est surtout son avenir qu’il risque de perdre.


