En tant que nation sahélienne et enclavée, le Tchad est au cœur de la crise climatique mondiale, subissant des chocs environnementaux extrêmes qui menacent sa stabilité et la survie de ses populations. La 30e Conférence des Parties (COP 30) met en lumière des défis majeurs pour le pays.
L’enjeu le plus critique est la disparition progressive du Lac Tchad, un écosystème vital pour quatre nations. Le lac a perdu environ 90 % de sa superficie en six décennies. Cette raréfaction de l’eau, causée par le changement climatique et la surexploitation, détruit les moyens de subsistance (pêche, agriculture) et exacerbe l’insécurité régionale.
Les sécheresses récurrentes et l’avancée du désert compromettent la sécurité alimentaire en réduisant les terres arables et les pâturages. L’intensité croissante des inondations saisonnières détruit les récoltes, les infrastructures et déplace les communautés.
Pour s’adapter à ces réalités, le Tchad, faible émetteur de gaz à effet de serre, dépend du soutien international. À la COP 30, le pays plaide pour un financement climatique accru, axé sur l’adaptation (infrastructures résilientes, gestion de l’eau); l’aide humanitaire pour les déplacés climatiques.
La Conférence doit être l’occasion de concrétiser la solidarité mondiale pour aider le Tchad à garantir un avenir résilient à ses citoyens face à cette menace existentielle.


