Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), basé à Lausanne en Suisse, a rendu son verdict dans l’affaire TAS 2024/A/11004, opposant Foullah Edifice FC et son président Ibrahim Wanglaouna Foullah à la Fédération Tchadienne de Football Association (FTFA). Cette décision met fin à un long feuilleton juridique qui a tenu en haleine le monde du sport tchadien pendant plusieurs mois.
Tout est parti de sanctions disciplinaires imposées par la FTFA à l’encontre du club et de son président, que ces derniers ont jugées injustes et disproportionnées. Convaincus d’avoir été victimes d’un abus d’autorité, les dirigeants de Foullah Edifice ont décidé de porter l’affaire devant le TAS, la plus haute juridiction sportive au monde, dans l’espoir de voir leur honneur rétabli et les décisions fédérales annulées.
Le dossier a été examiné par un panel international composé de Me Patrick Grandjean (Suisse), Me Stephen Drymer (Canada) et Professeur Ulrich Haas (Suisse/Allemagne). Les appelants étaient représentés par Me Lebel Elomo Manga, avocat camerounais, tandis que la FTFA a fait appel à Me Moustapha Kamara et Me Makarem Hajaji, avocats à Paris. Ce face-à-face juridique a donné une dimension internationale à une affaire enracinée dans le football tchadien.
Dans sa sentence, le TAS a confirmé la compétence et la légitimité de la FTFA, rejetant ainsi l’ensemble des recours déposés par Foullah Edifice FC et son président. Le Tribunal a estimé que la fédération avait agi conformément à ses statuts et aux règlements de la FIFA, soulignant que les mesures prises relevaient de son autorité disciplinaire. Les appelants ont en conséquence été déboutés et condamnés aux frais de procédure.
Ce verdict est perçu comme une victoire institutionnelle majeure pour la FTFA, qui réaffirme son autorité sur l’ensemble des clubs du pays. Pour plusieurs observateurs, cette décision du TAS constitue un signal fort pour la gouvernance sportive au Tchad, où les différends entre clubs et instances dirigeantes ont souvent freiné le développement du football.
Pour Foullah Edifice FC, ce revers judiciaire marque une période de remise en question. Club emblématique et plusieurs fois champion du Tchad, il devra désormais choisir entre l’apaisement et la confrontation, alors que le football national tente de se reconstruire sur des bases plus solides. Une chose est sûre : cette affaire restera comme une leçon d’autorité et de droit dans l’histoire du sport tchadien.
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