Le chantier de réhabilitation du stade Idriss Mahamat Ouya, censé symboliser l’engagement du Tchad envers le développement sportif, est désormais en proie à une crise de délais non respectés. Alors que l’ultimatum des autorités, fixé au 20 février 2026, a expiré, les travaux, initialement prévus pour durer 12 mois, s’étendent sur plus de quatre ans, provoquant frustration et mécontentement.
Le 6 février dernier, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Maïdé Hamit Lony, avait accordé un ultime délai de deux semaines à l’entreprise responsable des travaux, insistant sur l’absence de tolérance pour toute forme de négligence. Pourtant, malgré cet avertissement, le constat est sans appel : le stade reste inachevé, et les retards continuent de susciter des critiques acerbes.
Lors d’une visite sur le site, le Premier ministre Allah Maye Halina a manifesté son exaspération face à cette situation. « Mes visites m’ont prouvé qu’il n’y a pas de sérieux. L’entreprise n’a pas pris ce projet au sérieux », a-t-il déclaré, soulignant les nombreuses lacunes, notamment une piste d’athlétisme ne respectant pas les normes internationales et des malfaçons dans les vestiaires et la pelouse. « Vous êtes sur la voie de l’irresponsabilité », a-t-il ajouté, regrettant que des fonds publics aient été engagés sans résultats concrets.
Pour tenter de résoudre cette impasse, le Premier ministre a donné un ultimatum ferme : l’entreprise doit finaliser les travaux restants.
Cette situation est d’autant plus préoccupante pour le milieu sportif, car le stade devait servir de cadre pour des compétitions essentielles. Il est impératif que des actions concrètes soient entreprises rapidement pour redonner espoir aux jeunes athlètes et assurer l’achèvement de ce projet vital pour l’avenir du sport au Tchad.


