Après une semaine de grève d’avertissement qui s’est déroulée du 2 au 9 octobre 2025, la section du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) de N’Djaména a décidé, lors d’une assemblée générale tenue le 9 octobre, de prolonger le mouvement de grève pour deux semaines supplémentaires.
À l’issue d’une évaluation de cette première phase de débrayage, les enseignants ont voté à l’unanimité en faveur de la poursuite de la grève, soulignant l’absence de réponses concrètes de la part des autorités à leurs revendications.
Le secrétaire général du SET à N’Djaména, Abdelkadre Djibia, a lancé un appel pressant au Président de la République pour qu’il s’engage personnellement dans la recherche d’une solution durable à la crise du secteur éducatif.
« Nous avons décidé d’étendre la grève de deux semaines, car nos partenaires n’ont pas réagi durant la semaine d’avertissement. Dans un pays en quête de développement, les enseignants doivent être prioritaires, juste après le personnel soignant. Le gouvernement doit prendre conscience des difficultés que rencontrent les enseignants et investir davantage dans l’éducation, qui est la clé du développement national », a-t-il déclaré.
Les enseignants exigent notamment une relecture du décret n°477 pour améliorer leurs conditions de travail et revaloriser leur statut professionnel.
Malgré cette prolongation de la grève, le syndicat reste ouvert au dialogue avec les autorités compétentes, espérant ainsi trouver une issue favorable pour les enseignants et l’avenir du système éducatif tchadien.


