Le Sénat a adopté, ce vendredi 26 décembre 2025, le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. La séance plénière, dirigée par le président de l’institution, le Dr Haroun Kabadi, s’est déroulée en présence du ministre d’État chargé des Finances et de l’Économie, Tahir Hamid Nguilin, accompagné de plusieurs membres du gouvernement.
Au cours des débats, le ministre d’État a exposé les grandes orientations d’un budget qui se veut le reflet des réformes de la Nouvelle République. Ce cadre budgétaire s’aligne sur la vision du chef de l’État, le général Mahamat Idriss Déby Itno, en mettant l’accent sur la décentralisation de l’action publique et la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) « Connexion 2030 ».
Les priorités pour l’année à venir se concentrent sur des secteurs stratégiques :
- Souveraineté et social : Consolidation de la paix, solidarité nationale et accès universel à l’eau et à l’énergie.
- Infrastructures et économie : Amélioration de la mobilité, soutien à l’entrepreneuriat et valorisation des ressources naturelles.
- Services de base : Modernisation du système de santé et promotion de la jeunesse.
L’architecture financière de ce projet repose sur deux piliers majeurs : une mobilisation accrue des recettes domestiques et l’impulsion d’une nouvelle dynamique pour le secteur minier. Le gouvernement mise également sur une gouvernance rigoureuse pour garantir la soutenabilité de la dette publique.
L’issue du vote témoigne d’un large consensus parlementaire : sur les 67 sénateurs inscrits, 64 ont voté pour, tandis que 3 se sont abstenus. Après ce feu vert de la chambre haute, le texte sera transmis à la Présidence pour promulgation.


