Le Ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a présidé ce jeudi 29 janvier 2026 une réunion semi-virtuelle avec l’équipe suisse de Médecins Sans Frontières (MSF), dédiée au développement des infrastructures sanitaires au Tchad.
Les discussions ont porté sur un projet d’investissement majeur dans les équipements et infrastructures de santé, inscrit dans le cadre du Plan national de développement sanitaire. Soutenu par MSF, ce projet vise à contribuer de manière significative au renforcement du système de santé tchadien.
Au cours de cette séance de travail, l’équipe de MSF a présenté les grandes lignes du projet. Celui-ci prévoit la construction d’un hôpital de district dans chaque département ainsi qu’un centre de santé dans chaque sous-préfecture. L’objectif est d’améliorer les dispositifs d’urgence, les laboratoires de diagnostic, de digitaliser l’ensemble du système d’infrastructures sanitaires et de renforcer les services de santé du couple mère-enfant.
Le projet inclut également la mise en place de cliniques mobiles afin de rapprocher les services de santé de base des populations, notamment dans les zones reculées, dans le but d’améliorer l’accès aux soins. À cette occasion, les maquettes des différentes structures sanitaires ont été présentées aux participants.
Prenant la parole, le ministre de la Santé publique et de la Prévention a souligné que le Tchad s’est engagé dans une réforme profonde visant à moderniser son système de santé. Il a rappelé que la vision du Gouvernement de la République du Tchad est de moderniser et de digitaliser le système sanitaire, conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays, afin de faciliter l’accès, la disponibilité et la qualité des soins pour l’ensemble de la population, dans la perspective d’une couverture sanitaire acceptable.
Dr Abdelmadjid Abderahim a précisé que le système de santé se construit de manière progressive, en fonction des ressources disponibles et des résultats obtenus. Il a, à cet effet, instruit les équipes techniques à maintenir un contact étroit avec MSF pour la poursuite des différentes étapes du projet. Il a également insisté sur la nécessité de mettre en place un modèle opératoire adapté aux modes de vie des populations.
Enfin, le ministre a rappelé que toutes les actions doivent s’aligner strictement sur la politique nationale de santé et le Plan national de développement sanitaire.


