Le Musée National a abrité, ce 26 février 2026, une journée d’échange et d’information consacrée au Protocole de Maputo. Organisée par la Direction des Droits de l’Homme du Ministère de la Justice, en partenariat avec l’Organisation pour le Dialogue pour l’Avortement Sécurisé (ODAS), cette rencontre marque une étape clé dans le processus de ratification de cet instrument juridique de l’Union africaine.
L’événement, ouvert par le Directeur des Droits de l’Homme, Mbaïndigra Valéry, a réuni membres du comité interministériel, acteurs de la société civile et professionnels des médias. Le Protocole de Maputo, adopté en 2003, vise à éradiquer les discriminations et les violences basées sur le genre, tout en luttant contre le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines.
Le texte met également l’accent sur la santé reproductive, prévoyant l’accès à l’avortement médicalisé dans des cas critiques tels que le viol, l’inceste ou le danger pour la vie de la mère.
Pour Mme Odile Yamtourbaye, Directrice au Ministère de la Femme et de la Protection de l’Enfance, la protection des droits des femmes dépasse le simple débat idéologique. « C’est un choix stratégique de gouvernance », a-t-elle insisté, rappelant qu’une femme épanouie constitue un moteur essentiel de croissance et de stabilité pour la nation.
De son côté, Abakar Haassan Abakar, point focal de l’ODAS, a souligné que la sécurité des filles et des femmes est un gage de cohésion sociale et de crédibilité internationale pour le pays. En clôturant les travaux, Mbaïndigra Valéry a réaffirmé l’engagement du Tchad à consolider l’État de droit en s’alignant sur les dynamiques africaines de promotion de la dignité féminine.


