Ce mardi 22 avril 2025, le Parti Réformiste (P.R) a tenu une conférence de presse au siège national à Diguel, N’Djaména, dirigée par son Président, M. Yacine Abderaman Sakine. À cette occasion, le P.R a officiellement affirmé sa position à la suite de la transition politique de quatre ans qui a suivi la mort du Maréchal du Tchad.
« Notre pays a traversé une phase de transition qui a permis aux Tchadiens, malgré leurs divergences, de travailler ensemble pour un retour à l’ordre constitutionnel », a déclaré Sakine. Cependant, il a critiqué l’organisation des élections qui ont mis fin à cette période transitoire, soulignant les failles du processus.
Le Président a remercié la classe politique pour son engagement tout en notant que certains se glorifient des succès au détriment des autres. Selon lui, le P.R joue un rôle essentiel dans la réussite de cette transition en préservant la paix et les acquis démocratiques. « Nous avons le devoir d’informer nos militants et tous les Tchadiens sur notre vision politique », a-t-il affirmé.
La question centrale du P.R est limpide : « Sommes-nous avec le peuple ou avec ceux qui pillent les ressources de l’État ? » Sakine a réaffirmé que la position du P.R reste inchangée : « Nous sommes aux côtés du peuple affamé par un régime corrompu. »
En réponse aux déclarations du Secrétaire Général du MPS concernant l’absence d’opposition, il a exprimé sa tristesse face à cette réalité démocratique défaillante. Bien que certains partis aient rejoint la majorité, le P.R continuera à assumer ses responsabilités historiques.
« Nous travaillerons sans relâche pour libérer le peuple tchadien de ce régime dictatorial », a promis Sakine. Il a lancé un appel aux forces vives du pays pour s’unir contre l’injustice et soutenir les efforts du P.R visant à améliorer les conditions de vie des Tchadiens.
« Les conditions de vie au Tchad sont inacceptables », a-t-il martelé. En conclusion, Sakine a appelé tous les Tchadiens à se réveiller et à lutter contre l’oppression en disant non à la dictature, au favoritisme et au pillage des ressources publiques.
« Ça suffit le désordre ! Ce régime ne pourra jamais remettre le pays sur les rails tant qu’il reposera sur l’injustice et le mépris », a-t-il conclu avec force.


