Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, le Dr Abdelmadjid Abderahim, a présidé ce lundi 16 mars 2026 une réunion semi-virtuelle consacrée au financement du nouveau Modèle National de Surveillance Épidémiologique Intégrée.
L’objectif des autorités sanitaires, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), est de doter le pays d’un système robuste et performant. Ce dispositif doit permettre de détecter rapidement tout signal sanitaire, de vérifier les alertes en temps utile et de déclencher une réponse coordonnée et multisectorielle, fondée sur des données fiables pour protéger la santé des populations.
Selon le Dr Abdoulaye Annour, directeur adjoint de la vaccination, de la lutte contre la maladie et de la surveillance épidémiologique, ce modèle garantit une surveillance de haute qualité, même face à la réduction des financements traditionnels.
Le document s’articule autour de 12 composantes stratégiques : la surveillance active et celle basée sur les indicateurs ; le transport des échantillons et l’appui aux laboratoires ; la surveillance environnementale et sentinelle (polio et grippe) ; les supervisions intégrées, la détection et l’investigation ; le suivi-évaluation, la coordination et la gouvernance.
Le ministre a précisé que ce référentiel est en parfaite cohérence avec les stratégies mondiales. Il constitue désormais le cadre unique et opérationnel pour structurer l’ensemble des interventions de surveillance au Tchad.
« Ce modèle offre une vision consolidée des besoins réels du pays, un budget national harmonisé par rubrique, ainsi qu’une lecture des financements existants et des besoins prioritaires », a souligné le Dr Abdelmadjid Abderahim.
La mise en œuvre de ce plan doit assurer une réponse coordonnée aux menaces sanitaires tout en alignant le pays sur les exigences du Règlement Sanitaire International (RSI).


