Dans une circulaire datée du 9 septembre, le Ministre de la Santé publique et de l’Immigration, Dr Abdelmadjid Abderahim Mahamat, a exprimé sa profonde préoccupation concernant la prolifération d’écoles privées de formation des agents de santé dans plusieurs provinces du Tchad. Il a déclaré : « Il nous a été donné de constater la prolifération inquiétante d’établissements privés de formation des agents de santé (infirmiers, sage-femmes, techniciens de laboratoire, agents techniques de santé, etc.) implantés dans plusieurs provinces de notre pays sans une autorisation préalable du Ministère de la Santé Publique et de la Prévention. »
Le ministre a souligné que ces ouvertures anarchiques constituent une violation flagrante des textes en vigueur, mettant en péril la qualité de la formation des futurs professionnels de santé. « Plus grave, ces écoles privées illégales n’ont pas des enseignants qualifiés, ni des infrastructures adaptées, ni des matériels et équipements nécessaires pour une formation », a-t-il ajouté.
Dr Abdelmadjid Abderahim Mahamat a insisté sur le fait que cette situation nuit non seulement à la réputation du système de santé tchadien, mais affecte également la qualité des soins dispensés à la population. Il a donc rappelé que toute école de formation en santé doit obtenir une autorisation préalable délivrée par le Ministère après une évaluation rigoureuse des infrastructures, du personnel enseignant et du programme pédagogique.
Dans ce contexte, le ministre a instruit les Délégués Provinciaux de prendre des mesures immédiates : « Identifiez immédiatement toutes les écoles privées de santé fonctionnant dans votre province et vérifiez leur conformité avec les textes en vigueur. Procédez à la fermeture immédiate de tout établissement non autorisé et dressez un rapport circonstancié à la hiérarchie et aux autorités administratives locales. »
De plus, il a souligné l’importance de sensibiliser la population sur les risques liés à l’inscription dans ces établissements non agréés, notamment la non-reconnaissance des diplômes et la faible qualité de formation.
Des missions d’inspection inopinées seront organisées à l’échelle nationale pour évaluer la mise en œuvre de cette circulaire et contrôler les structures privées de formation en santé. « J’attache du prix pour le respect strict de cette circulaire qui ne doit souffrir d’aucune exception », a conclu le ministre.


