Dans un communiqué de presse daté du 1er septembre, Gassim Cherif Mahamat, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a exprimé son regret face à la décision des évêques de la Conférence Épiscopale du Tchad de ne pas participer à l’Atelier Zonal de relecture du projet du code pastoral de 2014. Cet atelier vise à recueillir les propositions et observations de toutes les parties prenantes pour enrichir le dialogue national.
Le ministre a tenu à rassurer l’opinion publique, tant nationale qu’internationale, en affirmant que la démarche gouvernementale n’est ni partisane ni partiale. Au contraire, elle vise à collaborer avec les populations pour trouver des solutions adéquates au développement et à la cohésion nationale.
Gassim Cherif Mahamat a rappelé que ce processus s’inscrit dans une approche inclusive et participative, essentielle pour intégrer les contributions des différentes composantes de la société tchadienne, y compris les autorités religieuses, les organisations de la société civile, les partis politiques et les citoyens.
Cependant, il a exprimé sa préoccupation concernant l’usage du terme « paysanicide » dans le communiqué des évêques. Une telle expression, selon lui, prête à malentendu et pourrait alimenter la méfiance, la haine et la division au sein de la société. Le ministre a donc appelé à la pondération et à la responsabilité dans le choix des mots.
Il a souligné l’importance du rôle des évêques, en tant que guides spirituels et acteurs engagés pour la paix et la cohésion sociale. Leur expérience et leur proximité avec les populations sont des atouts majeurs pour le succès de ce processus.
Le gouvernement invite ainsi les évêques du Tchad à reconsidérer leur position et à participer activement à cet Atelier Zonal, dans l’esprit de leur mission de bâtisseurs de paix et de témoins de valeurs morales et spirituelles. Leur engagement serait crucial pour garantir un dialogue constructif et prendre en compte les aspirations de toutes les composantes de la société tchadienne.
Enfin, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mener ce processus de manière ouverte, transparente et inclusive, afin que les résultats reflètent véritablement la volonté du peuple tchadien dans sa diversité.


