En visite à Biltine, chef-lieu du Wadi Fira, le ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil, a réaffirmé, ce dimanche 5 octobre 2025, la volonté du gouvernement de mettre en valeur les atouts culturels, touristiques et économiques de cette province du nord-est du Tchad.
Souvent citée pour ses défis climatiques et sécuritaires, le Wadi Fira est pourtant, selon le ministre, une « terre d’opportunités et de valeurs inestimables ». Riche de son patrimoine ancestral, de sa tradition pastorale et de ses marchés à bétail réputés, notamment ceux de Daraba et de Tiné, la région recèle un potentiel longtemps sous-estimé.
Le délégué général du gouvernement auprès de la province, Djimbaye Kamndoh, a d’ailleurs rappelé l’importance écologique de la réserve de faune de Ouadi Rimé-Ouadi Achim, où subsistent des espèces emblématiques telles que l’Addax, l’Oryx et diverses gazelles menacées.
Pour Abakar Rozzi Teguil, le Wadi Fira représente une véritable « terre d’échanges et de brassage », où se rencontrent désert, montagnes et plaines. Frontalière du Soudan en guerre, la province subit de près les conséquences du conflit voisin. D’où l’appel du ministre à « préserver jalousement la paix, bien le plus précieux de toute Nation ».
Le ministre a conclu en soulignant que le patrimoine naturel et culturel du Wadi Fira devait être « protégé, promu et transformé en moteur de croissance ». Son département, a-t-il assuré, poursuivra ses efforts pour accompagner les provinces dans la valorisation de leurs richesses locales, contribuant ainsi à faire du tourisme et de la culture des leviers de développement durable et de cohésion nationale.
Au cœur du désert, le Wadi Fira renaît ainsi comme symbole d’un Tchad résilient, fier de son héritage et tourné vers l’avenir.


