La Ministre de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires, Mme Zara Mahamat Issa, a tenu ce lundi 17 novembre une séance de travail à N’Djamena avec des représentants des acteurs humanitaires et des bailleurs de fonds, dont la Banque mondiale. L’objectif de cette mobilisation vise à renforcer la coordination et le financement du système de protection sociale du Tchad, pilier essentiel du Plan National de Développement (PND) 2030.
Cette réunion de concertation, qui s’est déroulée en présence d’une forte délégation de partenaires en visite dans le pays, consiste à clarifier les interventions destinées aux réfugiés, retournés et populations vulnérables.
Le Directeur Général des Affaires Humanitaires, M. Barkaï Hamid Barkaï, a présenté la vision stratégique du Tchad pour un système de protection sociale « résilient ». Ce système est conçu pour répondre aux défis majeurs du pays : la pauvreté, l’insécurité alimentaire, les effets du changement climatique et la pression des mouvements de déplacés.
Cette feuille de route, portée par les hautes autorités, vise à garantir des conditions de vie dignes et durables pour chaque citoyen tchadien.
La vision tchadienne s’articule autour de plusieurs objectifs entre autres l’amélioration des conditions de vie des populations les plus fragiles; élargir la couverture sanitaire; renforcer l’employabilité des jeunes et des femmes; consolider la gouvernance et les mécanismes de financement du secteur.
Ces efforts sont notamment appuyés par le Projet de Filets Sociaux Adaptatifs et Productifs (PFSAP), qui met en œuvre des transferts productifs et un mécanisme de réponse rapide aux crises. Toutefois, des défis majeurs demeurent. La Ministre a souligné la nécessité d’assurer un financement durable, d’améliorer la coordination intersectorielle et de renforcer les capacités locales pour une mise en œuvre efficace.
En clôture des échanges, la Ministre Zara Mahamat Issa a réitéré l’engagement du gouvernement à intensifier l’assistance aux déplacés. Elle a lancé un appel ferme aux acteurs présents et aux nouveaux bailleurs de fonds pour qu’ils rejoignent les partenaires déjà engagés. Selon elle, une mobilisation accrue est indispensable pour élargir la couverture sociale et réduire durablement la vulnérabilité sur l’ensemble du territoire national.


