Dans une déclaration politique rendue publique ce mercredi 11 février 2026, le Groupe de Réflexion pour l’Avenir et la Construction du Tchad (GRACTCHAD) a exprimé sa vive indignation face à la multiplication des viols et agressions sexuelles ciblant les mineurs à travers le pays.
À travers son communiqué N°005/GRACTCHAD/BE/SG/2026, l’organisation pointe du doigt ce qu’elle qualifie d’« échec grave de l’État tchadien ». Pour le mouvement, l’incapacité des autorités à garantir la sécurité des plus vulnérables constitue une violation flagrante des engagements nationaux et internationaux ratifiés par le Tchad en matière de protection de l’enfance.
Le GRACTCHAD cible particulièrement le ministère en charge de la Protection de la Petite Enfance, dénonçant un « silence coupable » et une absence de stratégie concrète face à la recrudescence des signalements.
Au-delà de la sphère sexuelle, le groupe dresse un tableau sombre de la condition enfantine au Tchad, citant l’exploitation économique, la mendicité forcée et l’abandon des enfants des rues. L’organisation déplore un décalage flagrant entre les urgences sociales et l’agenda gouvernemental : « La protection de l’enfance relève d’un choix politique. L’inaction actuelle traduit une déconnexion entre les priorités de l’État, souvent tournées vers le festif, et les réalités tragiques des populations », martèle le communiqué.
Face à ce qu’il nomme une « faillite politique dangereuse », le GRACTCHAD réclame des mesures de rupture : une réponse judiciaire et politique immédiate contre les auteurs de violences ; la mise en cause des institutions défaillantes dans leur mission de veille ; une réorientation budgétaire massive vers l’éducation, la citoyenneté et la protection sociale.
Le mouvement conclut en rappelant que la sécurité des enfants ne saurait faire l’objet d’aucun compromis et promet de maintenir sa pression sur les pouvoirs publics.


