Le ministère de l’Administration du Territoire a servi de cadre, ce mardi 13 janvier 2026, à une séance de cadrage d’envergure. Face aux dérives constatées dans la gestion des communes d’arrondissements, le Ministre délégué chargé de la Décentralisation, Dr Ahmat Oumar Ahmat, a tapé du poing sur la table. Huit mois seulement après leur entrée en fonction, le constat est sans appel pour certains élus des 2ᵉ, 3ᵉ, 4ᵉ, 7ᵉ et 8ᵉ arrondissements de la capitale.
Accompagné de la Déléguée générale du Gouvernement auprès de la commune de N’Djamena, Madame Amina Kodjiana, le Ministre délégué a dirigé une série de réunions d’orientation visant à redresser la barre d’une gouvernance locale jugée parfois chancelante.
Au cours des échanges, les autorités de tutelle n’ont pas usé d’euphémismes. Les directeurs généraux du ministère et le Secrétaire général ont tour à tour insisté sur l’urgence de corriger les écarts de conduite et de se conformer strictement au cadre légal. Trois piliers ont été mis en avant pour garantir la stabilité des institutions locales à savoir le respect de la hiérarchie administrative ; l’application rigoureuse des textes en vigueur ; la fin des tensions entre les exécutifs communaux et leurs conseillers municipaux.
Pour le gouvernement, cette mise au point n’est pas une simple formalité, mais une exigence de résultats. La décentralisation, telle qu’envisagée par les plus hautes autorités, ne doit plus laisser de place à l’improvisation ou à l’indiscipline personnelle.
Le message final est limpide : la mission de l’élu local doit se traduire par des actions concrètes au profit des populations. En réaffirmant sa volonté de voir émerger une gestion transparente et responsable, le ministère de l’Administration du Territoire place désormais les maires sous haute surveillance.


