À N’Djamena, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Allah Maye Halina, resserre les rangs ce lundi 2 mars 2026 lors de la réunion de suivi et d’évaluation du plan d’action du Ministère des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier. L’objectif affiché : imposer la rigueur, réduire les lenteurs administratives et instaurer une véritable culture du résultat dans l’exécution des projets routiers à travers le pays.
Dès l’ouverture des travaux, le Chef du Gouvernement a annoncé une réorganisation profonde des mécanismes de suivi, désormais structurés en deux phases avec une implication accrue des départements ministériels concernés. Pour lui, les infrastructures ne sont pas de simples ouvrages publics, mais un levier stratégique de transformation économique, de désenclavement des provinces et d’intégration sous-régionale. Cette dynamique s’inscrit dans le chantier 8, action 65 du programme politique du Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno.
Présentant le bilan de l’année 2025, le ministre Amir Idriss Kourda a détaillé des avancées significatives malgré les contraintes : 200 kilomètres de routes bitumées réalisés, 1 657 kilomètres de routes en terre aménagés, quatre ponts achevés et mis en circulation, ainsi que quatre bassins de rétention construits. Des chiffres encourageants, mais encore loin des 7 000 kilomètres de routes programmés à l’horizon 2029.
Tout en saluant ces efforts, le Premier ministre a exigé une accélération du rythme d’exécution et une mobilisation optimale des ressources. Il a également instruit un renforcement strict du contrôle des chantiers afin de garantir la conformité aux normes techniques et le respect des délais contractuels. Le message est clair : les infrastructures doivent désormais avancer au pas de charge, car c’est sur le terrain que se jugera la crédibilité de l’action gouvernementale.


