Ce jeudi 1er janvier 2026, le Comité de réflexion et de lutte pour la valorisation et l’intégration des aménageurs de l’Université des Sciences et de Technologie d’Ati (USTA) est monté au créneau. Lors d’un point de presse animé ce 1er janvier par son vice-coordinateur, Alix Daba, le collectif a dénoncé la « marginalisation institutionnelle » dont sont victimes les diplômés de cette filière.
Essentielle pour la planification, l’équilibre territorial et le développement durable du pays, la filière Aménagement du territoire semble pourtant rester dans l’angle mort des recrutements étatiques. Selon les représentants du comité, cette spécialité demeure insuffisamment valorisée par les pouvoirs publics, en dépit des besoins croissants du Tchad en matière d’organisation de l’espace et d’urbanisme.
Depuis 2010, l’USTA a formé plus de dix promotions de professionnels qualifiés. Pourtant, le constat est amer : une immense majorité de ces diplômés se retrouve aujourd’hui sans emploi ou exclue des circuits d’intégration à la fonction publique. Un paradoxe pour une main-d’œuvre formée localement pour répondre à des enjeux nationaux stratégiques.
Tout n’est cependant pas sombre. Le collectif a tenu à saluer les efforts du ministère de l’Aménagement du territoire, notamment à travers l’octroi de stages professionnels à plusieurs diplômés. Si ces initiatives sont perçues comme un signal positif et une première reconnaissance des compétences acquises, elles restent jugées insuffisantes.
Pour les aménageurs de l’USTA, l’heure n’est plus aux solutions temporaires, mais à une intégration effective et durable au sein de l’administration publique pour mettre leur expertise au service du développement du territoire.


