La salle bleue de l’ONAMA a accueilli, ce jeudi 5 février 2026, la cérémonie de lancement conjoint du Plan de réponse humanitaire (HNRP) et du Plan de réponse pour les réfugiés (RRP). Sous l’égide du ministère de l’Action sociale, cette rencontre entre dans le cadre de la mobilisation des ressources pour faire face à l’urgence humanitaire qui frappe le pays.
La cérémonie a été présidée par la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité internationale et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa. Elle était entourée de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de la Communication et celui de l’Eau et de l’Énergie, ainsi que des représentants du Secrétariat général de l’Administration du territoire et des Affaires étrangères. Les partenaires au développement et les ONG nationales et internationales ont également répondu présent.
En ouverture, le représentant du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Tchad, Dieudonné Bamouni, a rappelé que cet événement s’inscrit dans une stratégie globale visant à répondre aux besoins vitaux des populations. Il a insisté sur la nécessité de mutualiser les moyens financiers et logistiques pour secourir les personnes en détresse, tout en saluant le travail rigoureux des services techniques.
De son côté, le coordonnateur du système des Nations Unies au Tchad, le Dr François Batalingaya, a souligné que cette présentation officielle est une phase clé du cycle de programmation. Selon lui, cette plateforme d’échanges entre le gouvernement et ses partenaires financiers permet de définir des priorités claires pour l’année en cours.
Le constat pour l’année 2026 reste préoccupant. Les analyses révèlent que 4,5 millions de personnes sont dans le besoin, dont 3,4 millions ciblées prioritairement par l’aide humanitaire. Entre conflits, insécurité alimentaire, urgences sanitaires et chocs climatiques, la vulnérabilité des populations s’accentue. Le Dr Batalingaya a rappelé qu’en dépit d’un financement insuffisant en 2025, l’objectif pour 2026 demeure la réduction de la mortalité et l’amélioration de l’accès aux services essentiels.
Clôturant les interventions, la ministre Zara Mahamat Issa a réaffirmé la détermination du gouvernement : « Face à la situation actuelle, le gouvernement tchadien place la protection des populations vulnérables au cœur de l’action publique. » Elle a défini la réponse humanitaire non seulement comme un impératif moral, mais comme un pilier de la stabilité et de la cohésion sociale du pays.
La ministre a conclu en insistant sur trois principes cardinaux : la redevabilité, la transparence et la localisation de l’aide. Dans un contexte de raréfaction des financements internationaux, elle a appelé à une rationalisation des interventions et à une coordination accrue entre le plan national et le plan régional pour les réfugiés.


