Le Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Mahamat Assileck Halata, en partenariat avec le Projet Pilier, la Banque mondiale et le PNUD, a officiellement lancé ce mercredi 4 mars 2026, à l’hôtel Radisson Blu, la cérémonie des activités des 31 OS et Associations des Jeunes pour le Développement. Des chèques ont été remis aux associations porteuses de projets dans les différentes communes de la ville de N’Djamena. Cette initiative marque un tournant stratégique dans la lutte contre les effets dévastateurs du changement climatique au Tchad.
Pour le ministre Mahamat Assileck Halata, les inondations records de 2022 à 2024 ont laissé des traces indélébiles, soulignant l’urgence d’agir. Pour le gouvernement, la résilience urbaine n’est désormais plus une simple option, mais une « nécessité stratégique » pour garantir la sécurité des populations et des infrastructures urbaines.
Le projet repose sur une stratégie complémentaire pour bâtir des villes durables : investissements structurants, construction de digues, de bassins de rétention, de réseaux de drainage et de stations de pompage, engagement communautaire et mise en œuvre de 31 microprojets de proximité, portés et gérés directement par les communautés locales.
L’accent a été mis sur le rôle crucial des habitants. Il a été souligné qu’aucune résilience ne peut être pérenne sans l’implication active des communautés, qui sont les premières exposées aux risques. Ces microprojets visent à transformer les citoyens en acteurs responsables de leur propre sécurité environnementale.
Fruit d’un partenariat technique et financier solide, ce programme résulte d’une collaboration étroite entre le gouvernement tchadien et ses partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale et le PNUD. La rigueur du processus de sélection, menée par l’Unité de Gestion du PRECOM et le Comité Technique, assure que les projets choisis répondent précisément aux besoins du terrain.
Pour le représentant de la Banque mondiale résidant au Tchad, M. Farouk Mollah Banna, elle s’appuie désormais sur des microprojets conçus comme des leviers pour renforcer la capacité d’adaptation des quartiers. En s’appuyant sur les dynamiques locales, l’objectif est clair : responsabiliser les acteurs de terrain pour garantir une protection de proximité face aux aléas environnementaux. « Les communautés deviennent des acteurs de la résilience, et non de simples bénéficiaires », a-t-il souligné.
La mise en œuvre de ces projets doit s’inscrire dans une vision globale d’urbanisme durable et respecter une coordination stricte avec les orientations nationales. L’efficacité, la transparence et le respect des délais sont érigés en priorités absolues pour répondre aux attentes fortes des populations.
Le Ministre a réaffirmé son rôle de superviseur : un suivi attentif sera assuré pour garantir que les ressources mobilisées par les partenaires — notamment la Banque mondiale et le PNUD — produisent des résultats visibles, mesurables et durables.
En conjuguant infrastructures structurantes et mobilisation citoyenne, le Tchad consolide une approche intégrée de la résilience urbaine. La crédibilité de cette démarche reposera désormais sur la qualité des réalisations et la rigueur de la gestion sur le terrain.


