Dans un acte fort de lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des biens publics, l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC) a officiellement restitué ce mercredi 17 véhicules appartenant à l’État, mais illégalement emportés par certains cadres administratifs. La cérémonie s’est tenue à N’Djamena, sous la présidence de Mme Fatimé Abdelkérim Soumaïla, Contrôleure générale adjointe de l’AILC.
Ces véhicules, saisis au terme d’une mission de contrôle minutieuse menée par l’AILC, ont été remis à plusieurs institutions publiques bénéficiaires, notamment la Mairie centrale, le ministère de l’Action sociale, le ministère de l’Enseignement supérieur, l’ENASTIC (École nationale supérieure des technologies de l’information et de la communication) ainsi que la Société nationale d’électricité (SNE).
Selon Mme Soumaïla, ces biens publics avaient été détournés à des fins personnelles, en violation flagrante des règles de gestion des ressources de l’État. Elle précise notamment que cinq véhicules, dont un bus, initialement destinés au ministère de l’Action sociale, avaient été retrouvés à l’ENASTIC. Quant à la mairie centrale, six véhicules ont été recensés : quatre sont encore dans les locaux de l’AILC et deux ont déjà été remis à la mairie. Pour la SNE, deux véhicules ont été rendus ce mercredi.
« Ces pratiques doivent impérativement cesser. Elles causent des pertes énormes à l’État et compromettent la qualité du service public », a martelé la contrôleure générale adjointe. Elle a également annoncé l’élargissement des opérations de contrôle à l’ensemble des biens meubles et immeubles de l’État afin de prévenir de nouveaux cas de détournement.


