La 3ème Conférence régionale sur le blé, organisée par l’ITRAD, a réuni experts et décideurs pour répondre à l’explosion de la demande en Afrique occidentale et centrale (WECA). Face à une dépendance critique aux importations, l’urgence est désormais à la transformation structurelle du secteur.
Sous l’effet conjugué de l’urbanisation et de la croissance démographique, les habitudes alimentaires évoluent, rendant la région vulnérable aux chocs des prix mondiaux. Pour pallier cette fragilité, le Dr Djondang Koye a insisté sur la mise en place de mécanismes de suivi transparents. Selon lui, l’évaluation rigoureuse des interventions et le partage des meilleures pratiques sont indispensables pour orienter les futures stratégies d’investissement.
L’ambition de ce sommet est de renforcer la résilience et le développement économique inclusif grâce à une mise en œuvre collaborative. Le Dr Ernest Asiedu a notamment plaidé pour l’exploitation du Marché des Innovations et Technologies Agricoles (MITA), une initiative du CORAF. L’objectif est de diffuser des technologies éprouvées afin de booster la productivité et d’améliorer durablement le quotidien des acteurs de la chaîne de valeur.
Intégration régionale et engagement politique
Le développement du secteur passe également par des actions stratégiques : intégration des marchés, amélioration de la logistique et renforcement de la compétitivité des produits locaux. Le blé s’impose désormais comme une culture prioritaire pour la mutation agricole de la zone WECA.
En conclusion, Abdoulaye Aboubakar a appelé à une mobilisation accrue des États. Des recommandations ciblées seront soumises aux gouvernements et aux communautés économiques régionales (CER) afin d’instaurer des politiques favorables à la production locale et de sécuriser l’avenir alimentaire de la région.


