Dans les hôpitaux de la capitale tchadienne, N’Djaména, les patients se lamentent régulièrement d’un problème d’accueil qui leur cause une grande frustration et exaspère déjà le malaise que leur maladie leur fait subir. Les services qui devraient s’occuper de ces cas sont loin de répondre aux attentes.
Malgré le nombre croissant de cas chaque jour, le corps médical doit prendre en charge les patients dans les différents services censés traiter leur pathologie pour leur offrir un soulagement moral. Il est inacceptable que les professionnels de la santé n’aident pas prioritairement une personne souffrant d’une maladie grave ou ne s’en occupent pas en se dédistrayant vers d’autres tâches moins importantes qui pourraient sauver sa vie.
Même si certains patients, sous l’effet de leur malaise, peuvent agir de manière inappropriée, le personnel de la santé doit simplement les recadrer pour éviter que ces situations ne dégénèrent en tensions entre les deux parties. Les directeurs et chefs de services d’hôpitaux doivent également donner des instructions à leurs personnels sur la question du traitement des patients, car c’est une question d’éthique et de déontologie médicale.
Certains patients dénoncent même un traitement dégradant de la part du corps soignant, comme en témoignent certaines images.
Pour résoudre ce problème, il est nécessaire que les patients fassent un effort pour comprendre que chaque service a ses propres programmes et que c’est important de demander des orientations plutôt que de s’en prendre à tort à un agent de santé sur un domaine qui n’est pas son spécialité.
La responsabilité doit être partagée pour mettre fin à cette habitude qui handicap le système de santé au Tchad.


