La santé repose avant tout sur une relation de confiance entre les professionnels et la population. Médecins, pharmaciens et autres praticiens sont perçus comme les gardiens du bien-être collectif. Pourtant, un phénomène inquiétant vient fragiliser cette confiance, la vente illégale de médicaments par certains acteurs du secteur.
Bien que marginale, cette pratique touche aussi bien les cabinets privés et pharmacies que les hôpitaux nationaux, les cliniques privées, et même les structures sanitaires rurales. Elle compromet non seulement l’éthique médicale, mais aussi la crédibilité de tout le système de santé.
Certains patients, mal informés ou confrontés à l’urgence, encouragent involontairement ce phénomène en recherchant des médicaments sans ordonnance ou à moindre coût. Or, la délivrance non contrôlée expose les usagers à des risques majeurs par exemple, le non-respect des contre-indications, dosages inadéquats, interactions médicamenteuses dangereuses, pouvant entraîner des effets secondaires graves, voire mortels.
Les professionnels de santé sont soumis à un code de déontologie strict. Pourtant, motivés parfois par des intérêts financiers, certains s’adonnent à ces pratiques qui s’apparentent à de la corruption. Elles constituent une grave violation de la confiance publique et entachent l’image de toute la profession.
Face à cette dérive alarmante, il est urgent que l’État et la société agissent de concert pour renforcer les contrôles, sanctionner les contrevenants et miser sur la prévention sont indispensables pour protéger la sécurité des patients et restaurer la réputation du corps médical.


