Le Consortium des Organisations de la Société Civile au Tibesti (COSCIT) a tenu un point de presse sur la situation de la province du Tibesti, ce samedi 20 septembre 2025 à la maison des médias.
Le Tibesti, situé à plus de 2000 km de N’Djamena, souffre d’une instabilité chronique depuis le premier coup de feu tiré vers 1964, estiment-ils. Cette instabilité a entraîné une marginalisation prolongée des populations locales, qui se retrouvent isolées des dynamiques nationales. Le taux d’analphabétisme dans la région est l’un des plus élevés du pays, témoignant d’un accès limité à l’éducation et aux services de base.
Malgré l’absence d’ONG internationales et de projets de développement durable dans la région jusqu’à une récente rétention d’informations, le COSCIT, par la voix de son coordinateur, Souleyman Barkaï, a mis en lumière l’urgence d’un engagement fort pour améliorer les conditions de vie des habitants. Les infrastructures, héritées de la période coloniale, sont aujourd’hui impraticables, rendant l’accès à la région extrêmement difficile. Cette situation contribue à la vulnérabilité des populations, qui peuvent être facilement manipulées, exacerbant ainsi les tensions sociales.
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Des signes récents de tensions entre le gouvernement et le comité populaire, notamment dans la vallée de Miski, soulignent l’urgence d’un dialogue constructif. En tant qu’organisation représentant l’ensemble de la société civile du Tibesti, le COSCIT appelle à un rejet de toute forme de violence et à une préférence pour le dialogue pacifique. « Il est impératif que les revendications des populations soient exprimées dans un cadre serein, respectant l’intérêt supérieur de la province et de la nation. »
Le COSCIT exhorte également le gouvernement à renforcer les politiques d’inclusion, particulièrement en faveur des jeunes et des femmes, notamment à travers des initiatives d’entrepreneuriat et d’accès à la fonction publique. La transparence concernant les revenus issus de l’exploitation des ressources est essentielle pour dissiper les suspicions et restaurer la confiance entre les différentes parties prenantes.
Pour finir, le COSCIT rappelle que la paix et le développement durable dans le Tibesti nécessitent un engagement commun et une volonté de dialogue. Les défis sont nombreux, mais la collaboration et l’inclusion sont des clés essentielles pour bâtir un avenir meilleur pour tous les Tchadiens.
Il convient aussi de souligner que le COSCIT salue le processus de dialogue en cours, visant à instaurer un Tchad équitable, transparent et solidaire.


