Un atelier de formation sur les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire a officiellement ouvert ses portes le 22 décembre. Cette initiative cible prioritairement les agents d’assainissement et les acteurs de la restauration de rue pour limiter les risques sanitaires en milieu urbain.
La sécurité sanitaire des aliments reste un défi majeur de santé publique au Tchad. Pour y répondre, le ministère de la Santé publique et de la Prévention, en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a lancé un programme de renforcement des capacités destiné aux manipulateurs de denrées alimentaires et aux boulangers.
S’exprimant au nom de la FAO, Mahamat Soko a souligné que cette session est le résultat d’un partenariat stratégique visant à protéger la santé des populations. Il s’est félicité de la présence massive des acteurs de l’alimentation quotidienne : vendeurs de jus, de bouillies, de légumes, de poissons et de viandes grillées, sans oublier les professionnels de la boulangerie.
L’objectif est d’harmoniser les méthodes de manipulation pour réduire drastiquement l’incidence des maladies d’origine alimentaire.
Le Dr Djimadoum Kimassoum Yves, coordonnateur du Programme national de diététique et de la sécurité des aliments, a rappelé lors de son discours d’ouverture que les produits de rue et de boulangerie sont essentiels à la consommation des N’Djamenois. Toutefois, il a alerté sur les risques réels liés à des pratiques de conservation et de commercialisation souvent inappropriées.
Pour le gouvernement, cette problématique dépasse le cadre sanitaire. La sécurisation de la chaîne alimentaire est désormais perçue comme un levier indispensable pour accroître la compétitivité des produits locaux et assurer le bien-être durable des citoyens.


