À chaque rentrée, l’inquiétude gagne les foyers tchadiens. La flambée des prix des cahiers, manuels, uniformes et autres matériels pédagogiques, combinée à un pouvoir d’achat en berne, transforme cette période en véritable casse-tête pour de nombreuses familles, notamment en zones rurales.
Dans les marchés de N’Djamena comme dans les grandes villes de province, les commerçants invoquent la hausse des frais d’importation et des taxes pour justifier les tarifs. Mais pour les parents, la charge est écrasante : certains limitent le nombre de cahiers, repoussent l’achat de manuels ou s’endettent pour offrir un minimum d’équipement, au risque de compromettre la qualité de l’apprentissage.
Ce stress s’accentue dans les familles nombreuses, où la facture scolaire se multiplie. Beaucoup craignent la stigmatisation de leurs enfants faute de disposer du matériel requis. Face à cette situation récurrente, des voix s’élèvent pour demander des mesures d’accompagnement : subventions ciblées, distribution de kits scolaires ou régulation plus stricte des prix.
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Cette anxiété parentale met en lumière une crise plus profonde : celle de l’accès équitable à l’éducation dans un contexte économique fragile, où la rentrée devrait être un moment de joie et non de sacrifices.


