Dans le cadre de la Conférence internationale sur la gouvernance des plateformes numériques, Halimé Assadya Ali, Présidente de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) du Tchad, a ouvert ce mardi une session stratégique dédiée aux régulateurs du continent. En sa qualité de Vice-présidente du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC), elle a lancé les travaux visant la validation d’un guide pratique pour l’intégrité de l’information en Afrique.
Ce nouvel outil constitue la phase opérationnelle du cadre politique type sur l’intégrité de l’information en Afrique de l’Ouest et au Sahel, une initiative portée par l’UNESCO depuis la Conférence de Praia en septembre 2025. Cette rencontre vise à doter les régulateurs d’instruments concrets pour répondre aux défis posés par les géants du numérique.
La rencontre a réuni un large panel d’experts, incluant des représentants du RIARC et du Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM), ainsi que des acteurs de la société civile spécialisés dans la protection des droits numériques et la lutte contre les infox.
Lors de son allocution, Halimé Assadya Ali a insisté sur la portée de cette réunion, qui dépasse la simple formalité administrative. Pour la Présidente de la HAMA, ce guide doit impérativement être harmonisé et adapté aux contextes africains afin de restaurer la confiance des citoyens envers l’information circulante.
L’objectif final de ces travaux est de sceller une coopération durable entre les instances de régulation et la société civile, établissant ainsi un rempart commun face à la désinformation sur l’ensemble du continent.


