Le ministère de la Femme et de la Petite Enfance, en partenariat avec le projet SWEDD+, a organisé ce mercredi 10 décembre 2025, dans les locaux du CIFOP à N’Djamena, un atelier de formation à l’intention des magistrats, axé sur la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies et l’agenda « Femme, Paix et Sécurité ». Cette initiative vise à renforcer durablement les fondations de la paix et de la justice au Tchad, en intégrant la dimension genre au cœur des mécanismes institutionnels.
Inscrit dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable, notamment l’ODD 5 relatif à l’égalité des sexes et l’ODD 16 consacré à la paix, la justice et aux institutions efficaces, le projet SWEDD+ mise sur l’innovation et la responsabilisation des acteurs judiciaires. À l’ère des défis sécuritaires complexes, la paix se construit aussi dans les prétoires, par une application équitable et inclusive du droit.
Pour le coordonnateur national du projet SWEDD+, Youssouf Aware, le choix des magistrats comme cible de cet atelier est stratégique, dans la mesure où « ils sont les gardiens de la justice et les piliers de l’État de droit ». Leur implication est donc décisive dans l’opérationnalisation de la résolution 1325, notamment en matière de prévention des conflits et de protection des droits des femmes.
De son côté, le secrétaire général adjoint du ministère de la Femme et de la Petite Enfance, Chérif Allatchi Galma, a indiqué que ce plan d’action servira de gouvernail pour la préparation et l’accompagnement des femmes en tant que co-actrices de la paix. Il a également souligné que les travaux permettront d’aborder des thématiques clés de renforcement des capacités, telles que le dialogue, la médiation et la négociation.
Prévu pour durer trois jours, cet atelier explorera les axes prioritaires de la résolution 1325, notamment la prévention, la protection, la consolidation de la paix et la résolution des conflits auxquels le Tchad demeure confronté. Les participants ont été invités à suivre avec attention les interventions des consultants afin d’aboutir aux résultats attendus et d’ancrer durablement l’agenda « Femme, Paix et Sécurité » dans les pratiques judiciaires nationales.


