Lors d’un point de presse tenu ce jeudi 6 février à N’Djamena, la famille de Saleh Haggar est montée au créneau pour dénoncer les accusations portées contre lui après l’incident survenu le 5 février sur la route d’Ati. Présenté comme un coupeur de route par certaines sources, Saleh Hassan Haggar, conseiller à la Direction de la répression des douanes, est, selon ses proches, victime d’un malheureux quiproquo.
D’après la version des parents de l’accusé, l’incident a été déclenché lorsque Saleh Hassan Haggar a tenté de dépasser le véhicule du trésorier de Koundjourou. Ce dernier, croyant avoir affaire à des coupeurs de route, aurait immédiatement ouvert le feu. Face à cette attaque soudaine, Saleh Hassan Haggar aurait riposté, pensant qu’il s’agissait de bandits voulant lui arracher ses biens.
L’échange de tirs a duré plusieurs minutes, au terme desquelles le trésorier et son chauffeur ont été blessés. Toutefois, la famille insiste sur un détail clé : si Saleh Hassan Haggar était réellement un coupeur de route, il aurait pris la fuite après l’incident en emportant l’argent trouvé dans le véhicule du trésorier. Or, il est resté sur place jusqu’à l’arrivée des autorités.
Face à la gravité des accusations, la famille de Saleh Haggar appelle à la retenue et exhorte les autorités judiciaires à mener une enquête impartiale. “Il est important de laisser la justice faire son travail avant de tirer des conclusions hâtives”, a déclaré un membre de la famille.
Ils rappellent également que Saleh Hassan Haggar n’est pas un inconnu de l’administration tchadienne. Ayant occupé plusieurs postes de responsabilité, il bénéficiait d’une autorisation pour se rendre à Abéché afin d’être auprès de sa femme malade au moment des faits.
Enfin, la famille invite l’opinion publique à éviter toute stigmatisation prématurée, rappelant que seule une enquête approfondie permettra de faire toute la lumière sur cet incident.