Le ministère de la Santé publique et de la Prévention, via la Caisse nationale d’assurance santé (CNAS) et ses partenaires techniques et financiers, a organisé ce 18 novembre un atelier sur l’achat stratégique des soins de santé, un pilier essentiel pour la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU) au Tchad.
Les travaux, ouverts par la Secrétaire d’État à la Santé publique et à la Prévention, Dr Mbaïdedji Dekandji Francine, visent à renforcer la protection de la population contre les risques financiers liés à la maladie, autrement dit, l’assurance maladie. L’objectif est de mener une réflexion approfondie pour améliorer la disponibilité, l’accessibilité et la qualité des soins, sans imposer de dépenses excessives aux citoyens.
Le Directeur général de la CNAS, Singyabé Barnabas, a souligné que cet atelier traduit la volonté des autorités d’orienter le gouvernement sur le choix d’un achat stratégique adapté aux réalités tchadiennes.
Marion Père, de l’Agence Française de Développement (AFD), a rappelé que la CSU est un levier central du Plan national de développement, visant à garantir l’accès à des services de santé de qualité à tous les Tchadiens, quelles que soient leurs ressources financières. Elle a insisté sur la nature collective de l’achat stratégique, appelant à une vision commune et à un alignement des appuis des partenaires.
La représentante résidente de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Anya Blanche, a salué le leadership du ministère. Elle a toutefois reconnu que divers modèles d’achat de services, souvent fragmentés et peu cohérents, étaient actuellement en vigueur, soulignant la nécessité de les harmoniser avec les principes de la CSU.
En fin, la Secrétaire d’État, Dr Mbaïdedji Dekandji Francine, a réaffirmé que la CSU, lancée en 2015 et arrimée aux Objectifs de Développement Durable, est au cœur du programme politique du Chef de l’État. Elle la considère comme un véritable moteur de croissance économique et social, et compte sur les participants pour émettre des recommandations concrètes et adaptées au contexte, en vue d’une meilleure coordination des financements du système de santé.


