La Cour des Comptes et le Sénat ont organisé, en partenariat, une Journée d’information et d’échanges placée sous le thème : « Le rôle constitutionnel de la Cour des Comptes et ses relations avec le Sénat ». La cérémonie de lancement a été présidée par Mme Lydie Beassemda, 2ème vice-présidente du Sénat, représentant le Président du Sénat, en présence de la Présidente de la Cour des Comptes, Mme Zara Ibrahim Mahamat Itno, ainsi que des sénateurs et membres de la Cour des Comptes.
Dans son propos liminaire, Mme Zara Ibrahim Mahamat Itno, Présidente de la Cour des Comptes, a souligné que son institution est, selon l’article 185 de la Constitution du Tchad, « la plus haute juridiction en matière de contrôle de l’exécution du budget de l’État ». Elle est l’Institution Supérieure de Contrôle des Finances publiques, a-t-elle précisé.
La Constitution et les Lois organiques de la République assignent à cette prestigieuse Institution de la Vème République la mission de veiller à la régularité, à la sincérité et à la transparence de la gestion des ressources publiques. A ce titre, elle assiste le gouvernement et le parlement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances et dans l’évaluation des politiques publiques.
La Cour des Comptes certifie la régularité, la sincérité et la fidélité des comptes publics, juge les comptes des comptables publics, contrôle l’ensemble des comptes des services intérieurs et extérieurs de l’État, évalue l’économie, l’efficacité et l’efficience de l’emploi de fonds publics au regard des objectifs fixés, des moyens utilisés et des résultats obtenus.
Elle sanctionne les fautes de gestion commises envers l’État, les collectivités autonomes et les organismes soumis à son contrôle, et informe toutes les parties prenantes à travers les rapports qu’elle produit.
La Présidente de la Cour des Comptes a relevé que son institution fait face à un environnement exigeant. Elle a insisté sur la nécessité de promouvoir la transparence, la redevabilité et la lutte contre la mauvaise gestion et la corruption.
Elle a souligné l’importance de la coopération interinstitutionnelle entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire pour une gouvernance plus efficace. « Nous avons l’opportunité de partager, discuter et échanger sur les défis et les perspectives en matière de gestion des finances publiques », a-t-elle déclaré.
La 2ème vice-présidente du Sénat, Mme Lydie Beassemda, a indiqué que le thème de la journée n’est pas un simple sujet d’étude académique, mais touche au cœur même du fonctionnement des institutions et de la crédibilité de l’action publique.
Elle a souligné l’importance de cette journée pour une meilleure connaissance et compréhension approfondie des enjeux, des limites et des règles de collaboration entre la Cour des Comptes et le Sénat, afin de susciter des échanges fructueux.
La journée a permis aux Sénateurs d’acquérir une compréhension approfondie du fonctionnement, des procédures et des rapports de la Cour des Comptes, et de mieux appréhender les missions et les expériences de cette institution.


