La coordination de Wakit Tama section politique des Émirats Arabes Unis (EAU), Zakaria Moussa Abakar, a exprimé sa profonde inquiétude face à la décision du gouvernement tchadien d’interdire les activités de plusieurs organisations civiles, dont la CONAJEPDT, l’AJADR, le Mouvement Citoyen Le Temps et la coalition Wakit Tama section politique.
Selon Zakaria Moussa Abakar, cette interdiction est « arbitraire » et dénuée de tout fondement légal, constitue une attaque frontale contre la liberté d’association et le pluralisme démocratique au Tchad.
Cette décision sélective révèle une politique à géométrie variable, a souligné le communiqué. Wakit Tamma section politique des EAU de préciser que lors de l’élection présidentielle de mai 2024, le pouvoir a eu aucun scrupule à instrumentaliser plus de 200 partis politiques et 2 000 associations pour légitimer sa candidature. Pourquoi alors interdire aujourd’hui de simples structures citoyennes qui ne lui sont pas inféodées ?
La coordination a dénoncé une accélération préoccupante de la répression, avec des assassinats ciblés d’opposants, des arrestations arbitraires de responsables politiques, de religieux et de journalistes.
La coordination de Wakit Tama aux Émirats Arabes Unis exige la levée immédiate de toutes les mesures d’interdiction visant ces organisations civiles ainsi que l’arrêt des persécutions contre leurs membres. Elle rappelle également au gouvernement tchadien ses obligations en matière de libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.
Enfin, la communauté internationale est appelée à ne pas financer un gouvernement répressif qui se sert de l’aide publique au développement pour renforcer son appareil sécuritaire et museler la société civile. Construire le Tchad de demain exige un climat de dialogue, d’inclusion et de respect des droits humains.


