La Coordination des Associations de la Société Civile et de Défense des Droits de l’Homme (CASCIDHO) a rompu le silence ce 19 mars 2026. Par la voix de son Coordonnateur National, Mahamat Digadimbaye, l’organisation exprime son indignation totale suite à une attaque de drone en provenance du Soudan ayant visé des civils dans la localité de Tiné.
Le 18 mars 2026 restera une date noire pour la localité frontalière de Tiné. Selon les rapports documentés par les points focaux de la CASCIDHO sur le terrain, un drone a violé l’espace aérien tchadien pour frapper des zones d’habitation civiles. Le bilan, encore provisoire, fait état de nombreuses victimes, parmi lesquelles des femmes et des enfants, ainsi que des blessés graves et d’importants dégâts matériels.
Pour Mahamat Digadimbaye, cet acte ne peut rester impuni. Le Coordonnateur National qualifie cette offensive d’attaque « indiscriminée » et rappelle une règle fondamentale : « L’usage de drone militaire dans les zones civiles constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et peut être qualifié de crime de guerre ».
Fidèle à sa mission de protection des droits humains, la CASCIDHO a annoncé l’ouverture immédiate d’un dossier de documentation. L’organisation se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires internationales contre les auteurs de ces frappes, quel que soit le temps que cela prendra.
Face à l’escalade des tensions chez le voisin soudanais, la CASCIDHO exige des belligérants l’arrêt immédiat de toute violation de l’intégrité territoriale du Tchad. Elle appelle au respect strict de la souveraineté nationale, trop souvent mise à mal par les débordements du conflit armé soudanais.
Enfin, dans un élan d’unité nationale, Mahamat Digadimbaye a réaffirmé le soutien indéfectible de la société civile au Président de la République et au Gouvernement. Il salue les mesures d’urgence prises pour sécuriser les frontières et protéger les citoyens tchadiens face à ces menaces extérieures.


