En cette période de l’année, la canne à sucre issue des zones méridionales du pays inonde la capitale. Des marchés aux carrefours, en passant par le parvis des ciné-clubs, ce produit riche en glucides est devenu omniprésent, découpé en morceaux prêts à la consommation.
L’effervescence est particulièrement visible au marché Tarodona, dans le 7ème arrondissement. Ce samedi 31 janvier 2026, de nombreux camions en provenance du sud du pays et du lac Tchad déchargent leurs cargaisons. Dès l’aube, grossistes et revendeurs se bousculent dans une ambiance électrique pour s’approvisionner. Ici, la canne se négocie en tas pouvant atteindre 10 000 FCFA, tandis que la tige individuelle se vend autour de 1 000 FCFA.
Une fois la marchandise acquise, une véritable fourmilière se met en branle. Jeunes hommes et femmes investissent les quartiers. Si les premiers privilégient les brouettes pour transporter les tiges découpées, les secondes sillonnent la ville, bassines en équilibre sur la tête.
Ce commerce saisonnier constitue une bouffée d’oxygène financière pour de nombreux ménages. Mme Famanou, son bébé solidement attaché au dos, parcourt les rues jusqu’au soir. Pour elle, cette activité temporaire est une opportunité qu’elle ne raterait pour rien au monde.
« Je m’en sors très bien. Je fais le tour des quartiers et des lieux de rassemblement. Les clients sont au rendez-vous. Une fois le stock écoulé, les bénéfices sont satisfaisants », confie-t-elle avec un sourire.


