Le coup d’envoi de la 7e édition du Festival Dary a été donné le 20 décembre à N’Djaména par le chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. Plus qu’une simple vitrine culturelle, ce rendez-vous s’affirme comme le socle de la cohésion nationale.
Sous un soleil de fête, la Place de la Nation s’est transformée en un gigantesque carrefour des cultures. Autour du président de la République, le sommet de l’État du Premier ministre au président de l’Assemblée nationale, ainsi que le corps diplomatique a marqué de sa présence le lancement de ce « grand brassage ».
Dans son allocution, le ministre du Développement touristique et de la Culture, Abakar Rozzi Teguil, a rappelé l’ADN de cet événement : un levier de stabilité sociale initié sous l’impulsion du regretté Maréchal Idriss Deby Itno. Cette année, la fierté est double : le ministre a salué l’inscription récente de la danse « Gurna » au patrimoine immatériel de l’UNESCO, signe du rayonnement croissant du génie tchadien à l’international.
Pour le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, le Festival Dary dépasse le cadre festif : c’est un instrument politique et économique majeur. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité pour la jeunesse de s’approprier ce patrimoine, tout en annonçant sa volonté de décentraliser le festival vers les provinces pour renforcer la solidarité territoriale.
Le clou de la cérémonie a été la prestation des 23 provinces. Dans une parade de couleurs et de rythmes, les artistes ont interprété l’hymne du festival, suivi d’un défilé mettant en lumière les trésors de chaque terroir. Après avoir officiellement ouvert les festivités, le chef de l’État a déambulé entre les stands, échangeant avec les artisans et exposants venus de tout le pays.
Durant deux semaines, N’Djaména sera le cœur battant d’une identité tchadienne plurielle, où l’artisanat et les traditions se conjuguent au présent pour bâtir un avenir commun.


