Ce 13 janvier 2026, le ministre de la Production et de l’Industrialisation agricole, Keda Ballah, a entamé une tournée de terrain dans les provinces du Hadjer-Lamis et du Kanem. Cette initiative vise à évaluer l’impact des projets de développement et s’assurer de la relance effective du secteur agropastoral.
Accompagné d’une délégation de haut niveau comprenant le Secrétaire général adjoint et les principaux directeurs techniques de son département, le ministre a été accueilli par une mobilisation massive. Autorités administratives, chefs traditionnels, coopératives et groupements de femmes productrices se sont réunis pour témoigner de la vitalité des initiatives locales.
Au Kanem, en présence du Secrétaire général de la province, Annour Djibrine Abdoulaye, la délégation s’est rendue sur le site agricole de Moto. Ce périmètre, exploité par une coopérative de femmes, est un modèle de synergie entre l’État et les partenaires internationaux. Le ministre a pu observer les résultats concrets des appuis fournis par le SD3C (FIDA), le P2RS (BAD) et le P2RSA (FAO).
Sur place, Keda Ballah a rompu avec le protocole pour instaurer un dialogue direct avec les productrices. Interrogées sur les retombées réelles de ces programmes, ces dernières ont exposé leurs réussites mais aussi les défis persistants liés à l’accès aux intrants et à l’eau.
Les techniciens de l’Agence nationale de développement rural (ANADER) et les coordonnateurs de projets ont été longuement interpellés sur le suivi technique des exploitations. Ne se contentant pas de dresser un constat, le ministre a donné des directives fermes pour corriger les lenteurs administratives et optimiser l’assistance aux paysans.
Cette mission régalienne s’inscrit dans la vision globale du gouvernement qui consiste à transformer l’agriculture tchadienne en un levier de souveraineté alimentaire. En mettant l’accent sur l’appui aux femmes rurales, le ministère entend faire du Kanem et du Hadjer-Lamis des remparts solides contre l’insécurité nutritionnelle.


