À l’ère du numérique, l’accès fiable à Internet est devenu un besoin essentiel. Pourtant, au Tchad, la population se heurte à un problème persistant : la mauvaise qualité du réseau des opérateurs de téléphonie mobile. Malgré les nombreuses plaintes, aucune solution durable ne semble émerger.
Les principaux distributeurs de forfaits Internet, notamment les deux géants Airtel et Moov, rivalisent de publicités promettant un « haut débit » séduisant, mais la réalité est tout autre. Tarifs élevés, durées de validité courtes, coupures fréquentes : les usagers dénoncent une situation qui impacte directement leurs activités.
« Notre structure n’est pas responsable de ces désagréments. Le serveur est dans un pays voisin et nous n’avons pas le contrôle », explique un agent d’Airtel, évoquant une infrastructure hors de portée de l’opérateur.
Les conséquences sont lourdes : perte d’argent sur des forfaits rapidement épuisés, opportunités professionnelles manquées, informations importantes inaccessibles.
« Avec la mauvaise qualité du réseau, j’ai perdu la crédibilité face à un investisseur qui me croyait négligent à cause de mes réponses tardives », témoigne un citoyen frustré.
Faut-il renforcer la concurrence ? Le gouvernement doit-il imposer des normes plus strictes ? L’amélioration du service reste incertaine, laissant la population suspendue à ces interrogations, dans l’attente d’un Internet enfin à la hauteur des promesses.


