La secrétaire générale du ministère de la Santé publique et de la Prévention, Dr Toralta Nodjitoloum Joséphine, a présidé ce jeudi la toute première réunion de la Commission nationale de lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés. Cette rencontre marque une étape décisive dans la riposte des autorités sanitaires face à un fléau qui met en péril la vie de milliers de citoyens à travers le pays.
Créée pour prévenir, détecter, contrôler et réprimer les activités liées à l’importation, à la distribution et à la commercialisation de médicaments frauduleux, la commission se veut un cadre multisectoriel de coordination.
Le directeur général de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires, Dr Ayoub Moussa Abderamane, a rappelé que cette structure fédère l’ensemble des acteurs concernés afin d’assurer une action cohérente et efficace sur toute l’étendue du territoire national.
Dans son intervention, Dr Toralta Nodjitoloum Joséphine a insisté sur le rôle stratégique de la commission dans le contrôle des importations de produits pharmaceutiques aux frontières terrestres, aériennes et fluviales. Elle a précisé que les membres seront chargés de vérifier la conformité des documents administratifs et douaniers, ainsi que de traquer tout produit suspect, falsifié ou non autorisé circulant sur le marché national.
Alertant sur les graves conséquences sanitaires, la secrétaire générale a souligné que les médicaments de qualité inférieure et falsifiés provoquent des complications rénales et cardiaques parfois mortelles. Face à ce danger réel pour la population, la mise en place de cette commission apparaît comme une réponse ferme et nécessaire.
À l’issue de la réunion, les prochaines étapes ont été définies, avec des stratégies claires de déploiement des équipes sur les principaux points d’entrée du pays.


