La gestion des lieux de culte au Tchad implique plusieurs dimensions, allant de la gestion financière et immobilière à l’organisation des activités religieuses, en passant par la sécurité des locaux et la communication avec les communautés. Souvent, ces lieux sont administrés par des associations culturelles ou des responsables religieux.
Cependant, des problèmes persistent, notamment en matière d’entretien des installations sanitaires. Dans certaines mosquées et églises, les fidèles dénoncent un manque de propreté, en particulier dans les toilettes. Pour certains responsables religieux, il revient aux fidèles eux-mêmes de veiller à la salubrité de ces espaces. Dans une mosquée de la capitale, des odeurs nauséabondes accueillent les visiteurs dès l’entrée des toilettes. « Il est difficile de faire ses besoins si l’on ne peut pas supporter cela », confie un fidèle après la prière de l’Asr.
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Dans certains lieux de culte dépourvus de toilettes, les fidèles doivent se rendre dans les maisons voisines pour se soulager. « Vous savez, les toilettes de la mosquée appartiennent à tout le monde. C’est pourquoi elles sont souvent sales ; personne ne se soucie de leur propreté », observe Mahamat, imam de la mosquée. Le problème ne réside pas uniquement dans l’absence d’entretien. Selon un jeune membre d’une association qui veille à l’assainissement de la cour, « nous nettoyons les toilettes tous les jours. Mais certains fidèles restent désordonnés.
On leur demande de verser de l’eau après usage, mais ils ne le font pas ». À la paroisse Sainte-Famille de Dembé, les toilettes restent fermées hors jours de messe (jeudi, vendredi et dimanche ) afin d’éviter des désordres.
« Le samedi est consacré au nettoyage, après quoi nous fermons les toilettes pour que les enfants du quartier ne les salissent pas. Les jours de messe, nous nous assurons qu’il y ait de l’eau. Même si c’est la maison de Dieu, nous ne tolérons pas la négligence », explique le gardien de la paroisse.
Certains fidèles témoignent d’une participation active à l’entretien. « Chaque Communauté Écclesiale de Base nettoie l’église à tour de rôle. Nous la rendons propre, car c’est là que nous prions. Ce n’est pas une obligation, mais une volonté personnelle de chacun », confie un fidèle. La gestion des lieux de culte au Tchad demeure donc un défi partagé entre responsabilités des autorités religieuses et engagement des fidèles, illustrant la nécessité d’une culture collective de propreté et de respect des espaces sacrés.


