Le Centre National de Recherche et de Développement (CNRD) a abrité, ce vendredi 29 août 2025, une conférence-débat consacrée au développement durable des pays africains. L’initiative visait à susciter une réflexion collective et à interpeller les décideurs sur les réformes nécessaires pour amorcer un véritable changement.
Autour du thème : « Comment optimiser, dans le court terme, le développement des États africains », l’enseignant-chercheur et ingénieur Ph.D, Dr Ahmed Dorsouma, a livré une communication riche en analyses et en propositions. Pour lui, la question du développement en Afrique demeure une urgence, d’autant plus que le continent, après 65 ans d’indépendance, peine à tracer sa propre voie.
Selon Dr Dorsouma, l’un des principaux blocages réside dans le maintien, sans réforme profonde, des structures administratives, industrielles, économiques et financières héritées de la colonisation.
« Ces structures sont celles mises en place par les administrateurs coloniaux. Après les indépendances, nous nous sommes simplement assis dessus, sans les adapter à nos réalités. Aujourd’hui, rien n’a changé. Soixante-cinq ans après, nous continuons avec le même modèle », regrette-t-il.
Cette inertie, soutient-il, compromet la dynamique sociale et freine les ambitions de développement du continent.
Face à ce constat, Dr Dorsouma appelle à un changement de paradigme et à la construction d’un modèle africain de développement, adapté aux réalités locales. L’Afrique, dit-il, ne peut espérer se développer en calquant son fonctionnement sur celui de l’Occident.
« Un seul géant industriel occidental peut produire et approvisionner des millions de consommateurs. L’Afrique doit, elle, trouver sa propre trajectoire », a-t-il insisté.
La rencontre a également été marquée par une forte interaction avec le public.
Les questions, jugées pertinentes et objectives, ont permis d’approfondir le débat. Dr Dorsouma, dans un esprit d’édification, a répondu avec des exemples concrets, élargissant ainsi la compréhension des enjeux liés au développement africain.
L’universitaire a réaffirmé la nécessité pour les États africains d’engager, dans le court terme, des réformes structurelles profondes pour espérer amorcer une trajectoire de développement durable.


