Ce matin, 10 septembre, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a reçu en audience Mme Helena Owen, la nouvelle ambassadrice du Royaume-Uni au Tchad. Les deux responsables ont échangé sur des sujets cruciaux, notamment l’épidémie de choléra qui frappe actuellement l’Est du pays, ainsi que sur la collaboration en matière de santé sexuelle et reproductive et l’appui du fonds global de Gavi.
Le ministre a présenté un état des lieux préoccupant concernant le choléra, qui a émergé le 24 juillet 2025 dans le camp de réfugiés de Dougui, dans la province du Ouaddaï. À ce jour, six districts sanitaires sont touchés, avec un total alarmant de 1 834 cas, dont 124 décès, parmi lesquels 53 sont des décès communautaires.
Pour faire face à cette crise, l’Instance internationale de gestion des crises (IGC) a déployé un million de doses de vaccin pour renforcer les efforts de vaccination dans les zones affectées. Dr Abdelmadjid Abderahim a exprimé sa gratitude envers tous les partenaires pour leur mobilisation rapide et a particulièrement salué l’implication des communautés locales, des leaders religieux, des ONG, et des autorités, qui ont joué un rôle non négligeable dans la sensibilisation et la prévention.
A (re) lire : RDC : Lancement officiel de la COPIRAP, une réforme stratégique pour rationaliser la parafiscalité et renforcer les finances publiques
Le ministre a confirmé que la situation est sous contrôle grâce à des actions continues sur le terrain, incluant sensibilisation, vaccination, et distribution de médicaments. Cependant, il a souligné des défis persistants, tels que la mobilité des communautés et les questions de gestion transfrontalière avec le Soudan, appelant à une coopération renforcée.
Enfin, le Ministre de la Santé a insisté sur l’importance du partenariat avec Gavi, qui a permis d’atteindre un taux de couverture de 86 % en chaîne de froid, grâce à l’introduction de frigos solaires et de moyens de transport sécurisés. Il a plaidé pour le renforcement des ressources humaines, notamment par le recrutement de chirurgiens et la formation du personnel de santé, afin de mieux répondre aux besoins des populations vulnérables, en particulier dans les camps de réfugiés.


