La deuxième session ordinaire de l’année 2025 du Conseil Économique, Social, Culturel et Environnemental (CESCE) s’est achevée ce mardi 19 août 2025, au sein du Ministère des Affaires étrangères, mettant fin à deux semaines d’échanges intenses et approfondis.
La cérémonie de clôture a été présidée par le Premier ministre, Ambassadeur Allah Maye Halina, représentant le Chef de l’État, en présence des présidents de grandes institutions, de membres du gouvernement, de diplomates, de parlementaires et de plusieurs autres personnalités.
Placés sous le thème : « La 5ème République à l’épreuve du repli identitaire et des conflits inter et intracommunautaires », ces travaux sont la résultante d’une combinaison de paramètres sociaux, politiques, culturels et économiques, auxquels se greffent l’épineuse problématique de l’autorité de l’État et son lot de faiblesses structurelles, le manque de ressources, l’inadaptation ou l’absence de textes fondamentaux.
Ces facteurs sont portés par de multiples acteurs qui se situent dans les rouages de l’administration civile, sécuritaire, militaire et ceux qui sont hors de ces canaux. Les conflits se traduisent par des pertes de vies humaines, des blessures, des déplacements forcés, d’énormes destructions matérielles et des impacts sur l’environnement.
Plusieurs recommandations ont été formulées : renforcer les capacités opérationnelles des départements ministériels par l’augmentation de leurs ressources humaines et la valorisation des salaires, réaliser une étude approfondie sur le repli identitaire et les conflits inter et intracommunautaires à l’échelle nationale en vue de produire un document stratégique, restaurer l’autorité de l’État, organiser un forum national sur les conflits afin de chercher et identifier un mécanisme endogène de prévention et de gestion des conflits à tous les niveaux du pays, et en fin organiser une campagne nationale de prévention des conflits inter et intracommunautaires.
D’après Dr Ahmat Mbodou Mahamat, président du CESCE, que ce soit en famille, en ville ou en campagne, à l’école ou dans les quartiers, dans les ferricks ou sur les lieux de travail, chaque rencontre est une occasion de dépasser les clivages et de bâtir des ponts.
Mais, ajouté à ce geste, il faut s’engager à dénoncer les discours haineux et les discriminations, où qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. « Bien au contraire, c’est dans l’unité que nous pouvons faire face aux grands défis de notre époque : les crises environnementales, les inégalités sociales, les défis économiques. La paix sociale, fondée sur la justice et la solidarité, est l’antidote la plus puissante aux conflits communautaires. »
Cette session, favorisant la réflexion collective autour des enjeux liés à la cohésion sociale, au respect des diversités culturelles et à la prévention des conflits à l’intérieur des communautés, réaffirme l’engagement du CESCE à œuvrer pour l’édification d’un Tchad apaisé et solidaire, en phase avec les valeurs de la 5ème République.


